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Multi-actifs : répondre aux scénarios d’investissement extrêmes
Aurèle Storno, CFA
CIO, Multi Asset
Equipe multi-actifs de LOIM
points clés.
L’économie de 2026 commence comme un conte de fées, avec une croissance, une inflation et des taux d’intérêt qui s’alignent tous en faveur des investissements
Pourtant, alors que les valorisations se situent à des niveaux élevés, la probabilité que des scénarios de marché extrêmes se produisent a augmenté, la recherche reste donc essentielle
Les stratégies diversifiées doivent trouver l’équilibre entre la protection contre les phases baissières et l’exploitation des marchés haussiers concentrés.
Les gérants actifs ont connu une année difficile en 2025 et la trajectoire de changement économique et d’évolution géopolitique rapides devrait se maintenir. Cette période d’incertitude pourrait engendrer des scénarios d’effondrement et d’euphorie sur les marchés. Face à un environnement aussi difficile pour la diversification, avec des marchés davantage mus par le sentiment que par les fondamentaux, nous estimons qu’il n’existe qu’une seule façon de se préparer : la recherche, encore la recherche et toujours la recherche. Dans ce numéro de Simply put du premier trimestre, nous examinons les scénarios d’investissement extrêmes qui se profilent en 2026.
Multi-actifs : répondre aux scénarios d’investissement extrêmes
Ce numéro du premier trimestre de Simply put examine la manière dont les investisseurs peuvent faire face à la multiplication des scénarios extrêmes en 2026. (en anglais)
Le point de vue du CIO : gérer des scénarios de rendement difficiles
En 2025, les marchés ont une nouvelle fois réagi au sentiment plutôt qu’aux fondamentaux. Les valorisations ne semblent plus avoir aucune importance. L’investissement consisterait donc plutôt à rechercher la performance et à anticiper les marchés (à la hausse ou à la baisse) en fonction des actualités, ce qui est pour le moins difficile. Cela dit, sommes-nous véritablement entrés dans une nouvelle réalité ou bien sommes-nous plutôt lentement attirés vers un état de complaisance et de panurgisme ?
En 2025, les obligations souveraines ont dû affronter des vents contraires tenaces tandis que la performance des actions s’est élargie, des explosions se produisant successivement en Europe, puis en Asie et enfin, aux Etats-Unis. Face à cette tendance, les gérants actifs ont eu du mal à générer des performances tandis que leurs homologues passifs ont trouvé leur compte. Les possibilités de générer de la valeur sont plus élevées quand les fondamentaux jouent un rôle. En revanche, dans le contexte actuel, la probabilité de profiter du bon timing n’est que de 50%. Cela dit, je suis convaincu que les stratégies actives (parmi différentes classes d’actifs ou au sein de celles-ci) constituent encore des mécanismes essentiels de découverte des prix, et restent des rouages clés pour des marchés fondamentalement sains.
Même si nous centrons nos perspectives pour 2026 sur une croissance équilibrée pour une performance équilibrée, nous devons adopter un point de vue critique sur nos scénarios de risque réels : il ne s’agit pas seulement des risques de marché, mais aussi des risques liés au style de placement. Les risques baissiers ont la fâcheuse habitude de culminer au moment où ils passent le plus inaperçus. Parallèlement, des risques haussiers significatifs sont également présents : l’intelligence artificielle (IA) et, plus largement, les révolutions technologiques font émerger des situations inédites dont les futures retombées sur l’économie et les bénéfices restent difficiles à mesurer.
L’incertitude qui accompagne ce nouveau régime économique fait émerger un scénario de risque baissier inédit, dans lequel des dépenses d’investissement colossales pourraient s’avérer moins productives que prévu, ce qui pourrait provoquer un réajustement de l’écosystème de l’IA. A l’inverse, l’IA pourrait générer des dividendes positifs jusqu’alors sous-estimés pour l’économie mondiale et les actifs financiers.
En ce début d’année 2026, les probabilités de scénarios d’euphorie ou d’effondrement ont augmenté. Les avancées issues de notre recherche nous permettent toutefois de mieux gérer cet environnement de plus en plus complexe. Elles assurent la protection pour laquelle nos stratégies sont connues, tout en nous offrant les capacités nécessaires pour profiter de marchés haussiers concentrés. Il est maintenant temps d’étudier plus en détail les probabilités croissantes de scénario extrême et la meilleure façon d’y répondre.
Positionnement des portefeuilles : normalisation au dernier trimestre
Le choc provoqué par les taux d’intérêt en 2022 a dressé un obstacle durable face à de nombreuses solutions multi-actifs. Les solutions utilisant le risque comme signal d’allocation ont mis du temps à normaliser leur exposition aux marchés. L’une des principales raisons en a été le niveau de volatilité des taux, un symptôme tenace de l’ère post-COVID-19. Aujourd’hui, la Réserve fédérale américaine (Fed) a en partie normalisé ses taux, tout comme la plupart des grandes banques centrales du G10, à l’exception du Japon. Nous assistons donc enfin à une normalisation généralisée du niveau de risque et de volatilité dans chacune des classes d’actifs de nos portefeuilles, comme le montre la Figure 1.
GRAPHIQUE 1. Volatilités des primes de risque1
Dans l’ensemble, les signaux de tendance sont restés stables tout au long du dernier trimestre. Une grande partie de nos signaux de tendance était déjà au vert pour les actifs cycliques : crédit, actions des marchés développés et actions des marchés émergents. Au début de l’année 2025, les seuls signaux au rouge concernaient les obligations. Ils restent encore principalement négatifs pour l’Europe et le Japon, mais nous avons observé un clair passage en territoire positif pour les obligations des Etats-Unis et du Canada ainsi que pour les BTP italiens et, plus récemment, pour les Gilts britanniques.
La propension au risque s’est maintenue à un niveau élevé tout au long du quatrième trimestre, malgré le repli des marchés auquel nous avons assisté en novembre. Par ailleurs, dans l’ensemble, le panorama n’a pas changé : les actions sont bon marché et les actifs cycliques sont onéreux, la principale différence étant la hausse des valorisations parmi les actions des marchés émergents. Enfin, le contexte macroéconomique reste favorable, ce qui soutient le processus de normalisation des marchés mondiaux.
Compte tenu de ces différents indicateurs, notre exposition aux marchés a augmenté au cours du trimestre. Elle ressemble à présent fidèlement à notre allocation neutre. En d’autres termes, la normalisation de la situation économique et financière a conduit nos solutions à normaliser leur prise de risque à travers l’endettement ainsi que la composition rebasée à 100% de l’allocation d’All Roads.
Macroéconomie : quels facteurs macroéconomiques provoquent des risques extrêmes ?
A l’aube de 2026, les marchés évoluent dans un environnement paradoxales qui nous conduit à réexaminer les facteurs macroéconomiques susceptibles de déclencher d’éventuelles situations d’effondrement ou d’euphorie. Aujourd’hui, nous traversons une période qui s’apparente de plus en plus à des conditions idéales : la croissance, l’inflation et les taux d’intérêt s’alignent en faveur des investissements, même si, dans l’ensemble, les valorisations sont élevées. Ce scénario « Boucles d’or onéreux » soulève une question essentielle : quels catalyseurs pourraient faire plonger cet équilibre instable vers une rapide reprise des marchés ou une forte correction ?
Notre analyse recense trois points de rupture potentiels : le retour de surprises inflationnistes, une revalorisation des cours déjà élevés des actifs (notamment dans le secteur technologique), et une dégradation des conditions de liquidité. Même si aucun signal d’alarme immédiat annonçant l’un de ces scénarios n’apparaît encore dans l’environnement actuel, le suivi de ces facteurs clés sera essentiel pour trouver le bon cap sur les marchés en 2026.
La Figure 2 illustre l’évolution récente de nos indicateurs macroéconomiques. Ceux-ci pointent dans l’ensemble vers un environnement faible ou favorable aux investissements : la croissance reste modérée, l’inflation semble se normaliser et les politiques monétaires sont encore accommodantes, ce qui est important, compte tenu des fragilités que nos indicateurs détectent pour la croissance.
GRAPHIQUE 2. Indicateurs en temps réel et risque de variations extrêmes par région2
Une fois ces éléments associés, les risques d’effondrement semblent limités. Il ne faudrait toutefois pas les négliger. Les marchés restent peut-être pour le moment fidèles au scénario « Boucles d’or », mais il convient de surveiller les trois ours que sont l’inflation, les valorisations et la liquidité : ils peuvent à tout moment rentrer à la maison.
L’une des plus grandes difficultés pour les solutions axées sur la gestion des risques est liée aux rapides retournements haussiers qui se produisent souvent dans le sillage d’un choc significatif sur les marchés. Nous avons connu cela en avril 2025 après le « discours de la Roseraie » du président Trump, qui a coûté cher à de nombreuses solutions à gestion active. La meilleure réponse a finalement consisté à ne rien faire, ce qui n’était pas envisageable pour nous étant donné que l’atténuation des baisses est l’un des engagements que nous prenons explicitement vis-à-vis de nos clients. Néanmoins, le coût d’opportunité provoqué par le sous-investissement est réel et nous ne restons pas les bras croisés. Nous avons donc conçu une solution de réexposition au risque qui s’active en cas de besoin, plutôt que d’espérer une reprise des marchés après une chute de 20% des actions – l’histoire montre que cette dernière stratégie est plus risquée.
La Figure 3 présente l’impact simulé sur la performance de notre overlay de reprise, que nous avons construit à partir d’une sélection de stratégies de volatilité courte. Notre analyse montre que la mise en œuvre inconditionnelle de cet overlay (combinaison Raw ou RawCombo) offre une valeur supplémentaire limitée à notre processus d’investissement. En effet, l’exposition reproduit en grande partie les facteurs de risque déjà présents dans notre allocation d’actifs cycliques diversifiée. Néanmoins, l’overlay affiche une valeur considérable s’il est appliqué de façon conditionnelle (All Roads modifiée ou All Roads Mod). Cette approche conditionnelle intègre un élément de gestion des risques souvent négligé : pour les gérants qui appliquent une allocation active, le risque haussier peut être aussi important que le risque baissier lorsque le positionnement devient trop défensif.
GRAPHIQUE 3. Performance simulée de l’impact de l’overlay de reprise3
All Roads
RawCombo1
All Roads Mod2
Performance (arith)
5,8%
5,7%
6,6%
Volatilité (Vol)
4,3%
4,2%
4,4%
Drawdown max. (DD)
9,4%
8,9%
9,0%
Rendement/Vol
1,4
1,4
1,5
Rendement/DD max.
0,6
0,6
0,7
Amélioration du ratio de Sharpe
2%
11%
Amélioration du ratio de Calmar
5%
20%
Notre overlay conditionnel de réexposition au risque constitue une réponse efficace au coût d’opportunité lié au positionnement défensif lors des reprises des marchés, sans compromettre nos principes de gestion des risques. Il offre une solution plus résiliente à travers l’ensemble des cycles de marché.
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Recherches récentes : Hypothèses sur les marchés financiers tirées d’une approximation méthodique du portage
Pour les investisseurs multi-actifs, la capacité à formuler des hypothèses concernant les futurs rendements des actifs sur une période longue est essentielle. Qu’il s’agisse d’intégrer les biais d’indices de référence dans des portefeuilles traditionnels fondés sur le capital, ou bien d’estimer les mesures extrêmes à long terme (par exemple, la Value-at-Risk conditionnelle) pour construire des portefeuilles fondés sur le risque, les Hypothèses sur les marchés financiers ont un impact direct sur l’allocation de portefeuille et donc, sur la performance future. En revanche, la prévision des rendements est notoirement difficile. Ainsi, pour obtenir une approximation initiale des rendements à long terme, on a fréquemment recours aux indicateurs de portage.
Afin de comparer les différents modèles, nous partons d’un ensemble de données des rendements mensuels et des mesures du portage entre janvier 1988 et novembre 2025 pour un univers multi-actifs. La Figure 4 montre comment, sur un horizon d’investissement à moyen terme (1 an), les indicateurs de portage semblent être de piètres outils de prévision des rendements futurs, qui restent avant tout influencés par les chocs à court terme. Cependant, lorsque les horizons d’investissement sont allongés et que les variations de cours sont lissées grâce au calcul de la moyenne à long terme, nous observons que les erreurs de prévision diminuent et que les modèles qui intègrent des indicateurs de portage ont tendance à faire mieux que ceux qui utilisent un simple indice de référence. De plus, l’ajout d’une composante de retour à la moyenne et d’un calcul de la moyenne sur des périodes glissantes et de plus en plus longues offre de meilleures prévisions. En revanche, l’inclusion d’un portage transversal ne s’avère pas utile.
GRAPHIQUE 4. Précision des prévisions hors échantillon pour différents modèles sur différents horizons d’investissement4
En d’autres termes, Simply put, les mesures du portage peuvent aider à formuler des prévisions à long terme des rendements des actifs. Cependant, ces mesures ne sont pas très précises sur un horizon d’investissement à un an étant donné que les variations des cours sont davantage influencées par des chocs survenant à une fréquence plus élevée. Le portage est plus adapté à une modélisation des rendements sur un horizon d’investissement de cinq ans.
Pour en savoir plus sur notre philosophie d’investissement multi-actifs fondée sur les risques, veuillez cliquer ici.
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1 Bloomberg et LOIM, 10 décembre 2025. Uniquement à titre indicatif. Ce graphique montre l’évolution bimestrielle de nos modèles de volatilité propriétaires par primes de risque, exprimée par centile, par rapport aux valeurs historiques depuis 2005. A titre de référence, les valeurs situées entre 75% et 100% représentent le quatrième quartile des volatilités (c’est-à-dire qu’elles correspondent à des niveaux de volatilité élevés).
2 Bloomberg et LOIM. Au 18 décembre 2025. Uniquement à titre indicatif.
3 Bloomberg et LOIM. Au 20 décembre 2025. Uniquement à titre indicatif. Remarque : la combinaison Raw (RawCombo) suppose une allocation statique de 5% dans le panier Reprise (et de 95% dans All Roads). All Roads modifiée (All Roads Mod) est la stratégie All Roads incluant la Stratégie de reprise. Les performances simulées ne reflètent pas une situation de négoce réelle et contiennent des limites inhérentes.
4 LOIM, novembre 2025. Uniquement à titre indicatif.
informations importantes.
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Le présent document est une communication d’entreprise et est exclusivement destiné aux investisseurs professionnels.
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