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Ce cycle d’investissement soutient directement l’activité et dope indirectement la consommation par un effet multiplicateur. Il offre ainsi une puissante protection à court terme contre tout ralentissement économique
Le plus grand frein potentiel n’est pas l’économie réelle, mais le marché actions : une correction boursière prolongée pourrait engendrer un effet de richesse négatif suffisamment fort pour affecter la consommation.
Un élément domine les perspectives économiques des Etats-Unis pour 2026 : les investissements privés continuent à augmenter très rapidement. Les grandes entreprises technologiques ont annoncé des plans de dépenses d’investissement d’une ampleur rarement observée en dehors des périodes de récession. Au niveau national, les dépenses d’investissement sont un moteur direct de la croissance. Tout au long d’un cycle économique, elles offrent également un soutien indirect, à travers l’emploi et les revenus, en stimulant la dynamique de consommation. L’économie américaine bénéficie ainsi d’une certaine protection cyclique à court terme.
Cette protection n’est toutefois pas inconditionnelle. Elle dépend d’une variable que l’économie ne peut pas contrôler directement : la réaction des marchés financiers. C’est tout simplement dû au fait que, depuis plusieurs années, des effets de richesse alimentent la consommation aux Etats-Unis. Par conséquent, une correction de marché sévère (et, surtout, tenace) pourrait affaiblir la consommation et amoindrir certains des gains permis par la stimulation issue des investissements.
La question n’est pas de savoir si les marchés peuvent reculer : c’est toujours une possibilité. La vraie question est plutôt quantitative : à quel niveau un recul durable du marché viendrait-il contrecarrer les dépenses d’investissement liées à l’IA ? Simply put analyse ce scénario.
Un choc d’investissement à l’échelle macroéconomique
La figure 1 présente les données macroéconomiques américaines récentes les plus frappantes, qui viennent en réalité de la dimension microéconomique. Au total, les annonces des grandes entreprises technologiques font état d’une augmentation de 50% des investissements entre 2025 et 2026, jusqu’à environ USD 700 milliards. Cela représente une contribution de 2,3% au PIB américain, que l’on peut donc comparer à un choc de politique économique. L’élément de surprise de ces dépenses d’investissement est moindre, s’élevant à environ USD 300 milliards, soit un peu plus de 1% du PIB américain.
Ces chiffres substantiels pourraient offrir à l’économie américaine une certaine protection contre les éventuels chocs cycliques en 2026. En bref, le secteur technologique américain ne relève pas seulement du marché actions, mais concerne la totalité de l’économie. Dans ces conditions, l’exceptionnalisme économique des Etats-Unis fera-t-il son retour ?
GRAPHIQUE 1. Plans d’investissement annoncés et ratio dépenses d’investissement / cash flow d’exploitation1
La figure 1 montre également le lien entre l’ampleur des dépenses des entreprises et la capacité de ces dernières à les financer au moyen des cash flows internes. Le ratio dépenses d’investissement / cash flow d’exploitation devrait fortement augmenter en 2026, jusqu’à près de 80%, avant de diminuer progressivement dans les projections à plus long terme. Deux interprétations clés émergent et pourraient provoquer des tensions sur le marché.
1.
A court terme, les dépenses sont exceptionnelles et mobilisent une très grande part du cash flow d’exploitation, ce qui est source d’inquiétude quant à la discipline financière
2.
A moyen terme, la hausse ultime de ce ratio suppose implicitement une amélioration du cash flow, qui devrait garantir un retour sur investissement suffisant dans le temps.
Ces plans se justifient-ils au regard de la rentabilité future ? La question n’est pas uniquement microéconomique. Elle pourrait devenir macroéconomique si une correction du marché affectait la consommation, alors même que les investisseurs remettent en question la rentabilité des projets d’IA dans leur ensemble.
Sans entrer dans les débats méthodologiques, nous notons l’émergence de la tendance suivante : une augmentation du patrimoine financier entraîne une croissance de la consommation, mesurable sur plusieurs trimestres, avec une plus forte sensibilité aux biens durables. Cette tendance correspond aux recherches traditionnelles sur l’effet de richesse et sa transmission à la consommation, notamment dans les synthèses et analyses empiriques mesurant la propension marginale à consommer à partir des variations du patrimoine financier.
La figure 2 illustre cette relation : la corrélation entre les rendements trimestriels de l’indice S&P 500 et la consommation de biens durables (avec un retard d’un trimestre) est positive dans divers sous-échantillons. En revanche, la relation devient nulle, voire négative, si l’on modifie son avance ou son retard. Dès lors, si une correction du marché devait survenir alors que les investissements accélèrent, le résultat macroéconomique dépendrait de l’équilibre entre le soutien « réel » des dépenses d’investissement et le frein « financier » constitué par un effet de richesse négatif.
GRAPHIQUE 2. Corrélation positive entre les rendements trimestriels de l’indice S&P 500 et la consommation ultérieure de biens durables2
Les conséquences exclusivement liées à l’effet de richesse sont difficiles à déterminer. Le patrimoine financier des ménages américains ne se limite ni à une seule classe d’actifs ni à un seul type de placement. Leur exposition, répartie entre détention directe, fonds de placement, fonds de pension et produits d’assurance, varie considérablement en fonction du niveau de richesse. La cartographie intégrale de cette exposition est complexe, incomplète et évolutive.
Notre méthode d’évaluation de l’effet de richesse est simple : nous prenons une variable cible, à savoir la consommation de biens durables (qui tend à augmenter lorsque le sentiment de richesse s’améliore), puis nous estimons sa sensibilité glissante à plusieurs classes d’actifs représentatives. Notre cadre considère quatre marchés : les obligations, les actions, l’or et le bitcoin. La figure 3 présente la composition du facteur reconstitué pour un investisseur américain.
GRAPHIQUE 3. Composition du facteur d’effet de richesse : obligations, actions, or et bitcoin3
Cette analyse historique est instructive. Au lendemain de la crise technologique, l’exposition implicite des investisseurs s’est détournée des actions (qui dominaient auparavant) en faveur des obligations et de l’or. A compter de 2010, l’exposition aux actions s’est progressivement rétablie. Récemment, l’or a retrouvé une certaine visibilité et le bitcoin s’est fait une place (même s’il reste une composante marginale).
Le point crucial réside dans le fait que la consommation américaine semble actuellement sensible aux quatre catégories. En d’autres termes, le canal de transmission de l’effet de richesse est devenu multi-actifs. D’aucuns soutiennent que le risque y afférent découle encore principalement des actifs plus volatils (actions, or et bitcoin), ce qui suggère de multiples sources de vulnérabilité. A noter cependant que le bitcoin semble actuellement jouer un rôle relativement mineur dans ce contexte et que sa récente chute de 40% n’a que peu affecté la consommation.
Quelle ampleur de correction pourrait contrecarrer le soutien apporté par les dépenses d’investissement ?
Revenons à notre question initiale : à quel niveau un recul durable du marché viendrait-il contrecarrer les dépenses d’investissement liées à l’IA ? En s’appuyant sur un modèle SVAR avec restriction contemporaine entre investissement et consommation (qui tendent à croître en parallèle), notre analyse, représentée par la figure 4, compare :
L’ampleur du choc d’investissement (1,1% du PIB)
L’effet de contagion estimé sur la consommation (environ 2% sur un an, pour un effet multiplicateur de 2, ce qui reste raisonnable)
Le repli du marché nécessaire pour engendrer, à travers l’effet de richesse, une contraction équivalente de la consommation.
GRAPHIQUE 4. Effets escomptés d’un choc d’investissement de 10% sur la consommation et repli équivalent simulé des actions4
Le résultat est clair : il faudrait un repli durable d’environ 18% (sur six mois) et 28% (sur douze mois) des marchés actions pour neutraliser l’effet positif du cycle d’investissement sur la consommation. On ne parle ni d’une correction intrajournalière ni d’une phase de volatilité passagère, mais d’un repli persistant et suffisamment long pour se répercuter sur les décisions de consommation.
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La composition actuelle du facteur d’effet de richesse va elle aussi dans ce sens : un simple « accident de marché » ne suffirait pas. Une longue série de reculs successifs serait nécessaire, sans modération de l’effet par les obligations. La prudence est donc de mise : la baisse des marchés peut atténuer les effets positifs du cycle d’investissement actuel (sans parler du fait que ces investissements peuvent être annulés ou réduits). Néanmoins, une correction d’environ 20% serait nécessaire, et surtout devrait être suffisamment généralisée, pour affecter les grands portefeuilles des investisseurs américains.
Le programme d’investissement dans l’IA apportera un soutien macroéconomique exceptionnel aux Etats-Unis en 2026. Il stimule directement l’activité et, par effet de contagion, devrait soutenir la consommation à moyen terme. La principale limitation ne devrait pas venir de l’économie réelle, mais d’une éventuelle correction financière suffisamment longue pour déclencher un effet de richesse négatif de grande envergure. La référence quantitative est claire : seul un repli durable d’environ 20% des marchés mondiaux annulerait l’effet du cycle d’investissement sur la consommation.
En d’autres termes, Simply put, grâce aux dépenses d’investissement prévues par les grandes entreprises technologiques, l’économie américaine est très résistante face à tout ralentissement à court terme, sauf en cas de correction sévère et durable des marchés financiers.
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Macro/nowcasting corner
Nos indicateurs en temps réel propriétaires de dernière génération dédiés à la croissance mondiale, à l’évolution inattendue de l’inflation et des politiques monétaires au niveau mondial sont conçus pour suivre la progression récente des facteurs macroéconomiques qui animent les marchés.
Nos indicateurs en temps réel montrent actuellement que :
Notre indicateur de croissance en temps réel est resté stable cette semaine, avec une légère hausse observée en Chine. Le signal suggère encore un régime faible, mais en baisse
Notre indicateur d’inflation a légèrement augmenté. Il se rapproche du régime élevé et en hausse. Seule la Chine a enregistré un léger recul
Notre indicateur de politique monétaire en temps réel a légèrement reculé en Chine, mais est resté stable aux Etats-Unis et dans la zone euro. Globalement, il reflète un régime faible, mais en hausse.
Indicateurs en temps réel pour la croissance mondiale : évolution à long terme (à gauche) et récente (à droite)
Indicateurs en temps réel pour l’inflation mondiale : évolution à long terme (à gauche) et récente (à droite)
Indicateurs en temps réel pour la politique monétaire mondiale : évolution à long terme (à gauche) et récente (à droite)
Note de lecture : Les indicateurs en temps réel de LOIM rassemblent différents indicateurs économiques à un moment précis, afin de déterminer la probabilité de survenance d’un risque macroéconomique donné, comme la croissance, les surprises en matière d’inflation et les surprises en matière de politique monétaire. L’indicateur en temps réel va de 0% (croissance faible, surprises en matière d’inflation modérées et politique monétaire accommodante) à 100% (croissance forte, risque élevé de surprises en matière d’inflation et politique monétaire restrictive).
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1 Bloomberg et LOIM. Au 12 février 2026. Uniquement à titre indicatif.
2 Bloomberg et LOIM. Au 12 février 2026. Uniquement à titre indicatif.
3 Bloomberg et LOIM. Au 12 février 2026. Uniquement à titre indicatif.
4 Bloomberg et LOIM. Au 12 février 2026. Uniquement à titre indicatif.
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