La transition énergétique était un thème central du Transition Investment Summit organisé par LOIM, durant lequel des entreprises du secteur de l’énergie ont exploré la marche à suivre pour se positionner au-delà d’une croissance rapide de la production d’énergie renouvelable et construire un système fiable et plus sobre en carbone.
Dans cette vidéo, Alex Grant (UK Country Manager et Senior Vice President chez Equinor1) affirme que le débat devrait moins porter sur les sources d’énergie et davantage sur les résultats. Le principal objectif est la réduction des émissions au moyen de solutions pratiques, à fort impact et peu coûteuses, qu’il s’agisse de captage du dioxyde de carbone ou d’innovation en matière de batteries, de réseaux et de réponse à la demande.
De plus, comment une plus grande transparence concernant la teneur en carbone des produits et services peut-elle accélérer la transition ?
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Vous trouverez ci-dessous une transcription de la vidéo.
Comment les énergies renouvelables doivent-elles évoluer pour rester les moteurs de la transition ?
Les courbes de coût de l’énergie solaire et éolienne baissent, et cette tendance se poursuivra au fur et à mesure des avancées technologiques. Ce phénomène est un élément clé de la poursuite de la transition. Mais ce n’est pas le seul dont nous avons besoin.
On observe une inflexibilité de l’offre, qui est négative pour les énergies renouvelables.
Des innovations technologiques sont donc indispensables au niveau du stockage et des systèmes de distribution, ainsi que, bien entendu, de la réponse à la demande. Si nous parvenons à adapter la réponse de manière à contrer l’inflexibilité de l’offre, nous pourrions réduire significativement les coûts.
Les combustibles fossiles peuvent-ils jouer un rôle constructif dans la transition énergétique ?
Nous ne devons plus polariser le débat sur ce sujet et dépasser la dichotomie entre les mauvais combustibles fossiles et les bonnes énergies renouvelables. C’est le CO2 qui est nocif pour l’environnement.
Quels que soient les moyens de réduire le CO2, grâce aux énergies renouvelables ou au captage du dioxyde de carbone, c’est la réduction du CO2 qui est capitale.
Alors, mettons en place les systèmes et infrastructures nécessaires pour réaliser cet objectif au meilleur coût.
L’électricité représente 18% de la demande en énergie du Royaume-Uni. Nous devons nous concentrer sur les 82% restants, dont la majorité provient de combustibles fossiles. Le monde a besoin de cette part, mais il faut la décarboner.
Si nous pouvons réduire les émissions de CO2, ou le capter et le stocker, et ce, de manière plus avantageuse qu’avec d’autres méthodes, pourquoi pas ?
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Comment une plus grande transparence concernant l’empreinte carbone des biens et services pourrait-elle accélérer la transition ?
Equinor1 investit massivement dans l’électrification de ses champs pétrolifères et gaziers. Nos émissions de scope 1 sont parmi les plus faibles au monde dans le domaine de la production de gaz et de pétrole2.
Lorsque nous vendons cette molécule de gaz ou ce baril de pétrole, la valeur additionnelle que nous obtenons en raison de leurs émissions de scope 1 nettement plus faibles est nulle.
Notre client est la raffinerie ou l’usine pétrochimique. Le client de la raffinerie ou de l’usine pétrochimique est le producteur de nylon ou le fabricant de carburants. Dans certains cas, la chaîne jusqu’au consommateur final est extrêmement longue avant son achat d’une paire de baskets ou son plein d’essence.
Nous observons une certaine disponibilité à payer plus pour des produits à faibles émissions de carbone à la fin de la chaîne, mais pas au début. Quelles conditions devraient être réunies pour changer cela ?
Il faut plus de transparence concernant l’intensité carbone des différents produits. Ensuite, nous avons besoin de réglementations visant à assurer la comptabilisation tout au long de la chaîne. Ainsi, nous pensons que les consommateurs finaux privilégieront les produits à plus faible empreinte carbone et que ce comportement remontera le long de la chaîne.