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    Obligations climatiques : investir avec impact dans la course au «net-zéro»

    Obligations climatiques : investir avec impact dans la course au « net-zéro »
    Thomas Höhne-Sparborth, PhD - Head of Sustainability Research

    Thomas Höhne-Sparborth, PhD

    Head of Sustainability Research
    Christopher Kaminker, PhD - Group Head of Sustainable Investment Research, Strategy & Stewardship

    Christopher Kaminker, PhD

    Group Head of Sustainable Investment Research, Strategy & Stewardship
    Erika Karolina Wranegard - Portfolio Manager, Fixed Income

    Erika Karolina Wranegard

    Portfolio Manager, Fixed Income

    Le changement climatique est le défi majeur de notre époque. 

    Durant les années à venir, les investissements dans l’atténuation du changement climatique et l’adaptation au changement climatique devront augmenter de manière significative. Les investissements requis dans le système énergétique, à eux seuls, sont susceptibles de passer d’un peu plus d’USD 2’000 milliards aujourd’hui à USD 5’000 milliards d’ici 20301. Des investissements supplémentaires seront requis dans les infrastructures, dans les solutions naturelles et dans l’économie circulaire. Mais comment les investisseurs peuvent-ils accéder à ces opportunités climatiques ?

    Voici venues les obligations climatiques. Le marché des obligations climatiques, en pleine croissance et de plus en plus diversifié, pourrait répondre à ce besoin d’impact. L’un de nos outils centrés sur les obligations climatiques est notre stratégie Global Climate Bond, que nous avons lancée en mars 2017 grâce à un partenariat stratégique entre Lombard Odier Investment Managers (LOIM) et Affirmative Investment Management (AIM).

     

    Stratégie Global Climate Bond : l’impact sans aucun compromis

    La stratégie a un véritable impact environnemental et social2. Elle finance des projets entrepris dans des domaines tels que l’énergie renouvelable, le transport soutenable et les infrastructures résistantes au changement climatique, qui atténuent les effets du changement climatique ou permettent de s’y adapter.

    Le portefeuille est aligné sur les Objectifs de développement durable des Nations Unies et sur l’Accord de Paris. Pour autant, il nous semble important d’aller au-delà de l’alignement et de mesurer puis documenter les conséquences environnementales et sociales d’un investissement. C’est ce que reflète le rapport d’impact de la stratégie Global Climate Bond. 

    Ce rapport explique comment les investisseurs ont appuyé les initiatives visant à atténuer le changement climatique et à promouvoir la résilience face à ses effets. En 2020, la stratégie a soutenu 2’330 projets et initiatives de la sorte – près du double de l’année passée3, principalement en raison d’une forte hausse des actifs sous gestion par rapport à l’année précédente.

     

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    Allocations au sein du portefeuille 

    Les produits des obligations à impact ont été alloués principalement aux secteurs de l’infrastructure, de l’énergie et de l’eau. Les projets d’infrastructure incluent les réseaux de transport propre, les bâtiments écologiques, les mesures de résilience et les technologies de l’information et de la communication. Dans le secteur de l’infrastructure, les bâtiments ont été les principaux bénéficiaires avec une part de 44%. 

    Le portefeuille a également soutenu 15 des 17 Objectifs de développement durable des Nations Unies, les plus grandes allocations concernant l’énergie propre et d’un coût abordable, les villes et communautés durables et les mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques. Les activités centrées sur l’atténuation constituent 74% du portefeuille et les projets centrés sur l’adaptation 15%.

    En 2020, les trois principaux secteurs dans lesquels les produits des obligations à impact ont été alloués étaient axés sur l'environnement.

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    51% Infrastructure

    Par exemple : infrastructures matérielles ou immatérielles promouvant un environnement bâti inclusif, résistant au climat et à faibles émissions de carbone, réseaux de transport propre, bâtiments écologiques, mesures de résilience, technologies de l’information et de la communication.

    Capacité de plus de 7’000 passagers quotidiens dans les transports à faibles émissions de carbone

    Plus de 23’000 m2 de bâtiments (en termes de superficie au sol) construits/rénovés en fonction de normes d’efficacité énergétique plus strictes
     

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    24% Energie

    Génération d’énergie renouvelable, accès à l’énergie moderne, stockage de l’énergie et technologies d’efficacité énergétique.

    215 MW de capacité de génération d’énergie renouvelable

     

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    10% Eau

    Gestion des ressources en eau, traitement des eaux usées, système sanitaire, utilisation efficace de l’eau.

    Plus de 6 millions de m3 d’eaux usées traités chaque année

    Source : Rapport d’impact d’AIM 2020, uniquement à titre d’illustration

     

    Principales composantes du portefeuille


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    Source : Rapport d’impact d’AIM 2020, uniquement à titre d’illustration 

     

    Qualité ou quantité ? 

    Bien que les mesures quantitatives de l’impact aient leur importance, toutes les incidences ne peuvent pas être vérifiées à l’aide de chiffres. Une observation qualitative des impacts obtenus complète les données objectives et permet de démontrer comment nous soutenons plusieurs Objectifs de développement durable.  

    Le Burkina Faso par exemple, un pays enclavé d’Afrique de l’Ouest, affiche l’un des taux d’électrification les plus bas de la région, ainsi que des coûts parmi les plus élevés pour l’électricité. Pour aider le pays à développer l’électrification grâce à l’énergie solaire, la banque FMO Entrepreneurial Development Bank4, que nous détenons au sein du portefeuille, a accordé un prêt visant à financer le développement et la construction du projet Kodeni Solar5

    Cette centrale solaire devrait atteindre une capacité de génération d’électricité de 67,2 GWh. Cela s’inscrit dans la lignée des Objectifs de développement durable nº 7 (énergie propre et d’un coût abordable) et nº 8 (mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques) et pourrait aider le gouvernement à augmenter le taux d’électrification du pays à 80% comme il a prévu de le faire.

    Les projets de ce type sont importants, car l’augmentation rapide de la capacité de production d’énergie renouvelable est essentielle pour répondre à une demande en énergie croissante dans le monde, tout en réduisant les émissions globales de gaz à effet de serre. Parallèlement, le manque d’accès à l’électricité nuit au développement économique et affecte la santé et le bien-être de la population, d’où l’importance cruciale des investissements dans l’énergie renouvelable.

    De même, en Suède, le projet « Hydrogen Breakthrough Ironmaking Technology6 » du producteur d’électricité Vattenfall permet de financer la fabrication du premier premier acier sans combustible fossile au monde d’ici 20267, à l’aide d’hydrogène vert, pour une empreinte carbone quasiment nulle8. L’acier représente actuellement 7% des émissions de carbone mondiales. Si le projet réussit, il pourrait permettre à la Suède de réduire ses émissions de 10%9

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    Autres chiffres clés du rapport d’impact : 

    •    Un ratio de couverture de plus de 90%
    •    Plus de 2’330 projets soutenus dans plus de 160 pays, soit 75% de la planète
    •    126’600 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre évitées chaque année, soit une réduction de 70% des émissions10 par rapport au niveau de base tiré du scénario « Stated Policies » de l’Agence Internationale de l’Energie, calculées à l’aide de la méthodologie Carbon Yield® mise au point par AIM.
    •    Une intensité carbone moyenne pondérée11,12 d’environ 64 tCO2e par million de dollars de chiffre d’affaires, contre 225 tCO2e par million de dollars de chiffre d’affaires pour les entreprises de l’indice de référence Barclays Global Aggregate Bond, soit une réduction de 71% de l’intensité carbone par rapport à l’indice de référence.

     

    Le rapport complet peut être téléchargé sur la page Web de la stratégie Global Climate Bond.

    sources

    Rapport « Net Zero by 2050 » de l’Agence Internationale de l’Energie, 2021
    2 Il ne peut être garanti que l’objectif d’investissement du compartiment sera atteint, que le capital investi générera des rendements ou qu’une perte importante sera évitée.
    Selon le rapport d’impact de la stratégie Global Climate Bond pour 2019, 1’350 projets/initiatives ont été partiellement ou totalement soutenus par les obligations à impact du portefeuille.
    Toute référence à une entreprise ou à un titre spécifique ne constitue en aucun cas une recommandation d’achat, de vente, de participation ou d’investissement direct dans l’entreprise ou le titre concerné(e). Il ne doit pas être supposé que des recommandations portant sur le futur seront profitables ou auront la même performance que les titres discutés dans ce document.
    5 FMO (2021), Sustainability Bonds Newsletter
    Toute référence à une entreprise ou à un titre spécifique ne constitue en aucun cas une recommandation d’achat, de vente, de participation ou d’investissement direct dans l’entreprise ou le titre concerné(e). Il ne doit pas être supposé que des recommandations portant sur le futur seront profitables ou auront la même performance que les titres discutés dans ce document.
    SSAB, Timeline for HYBRIT and fossil-free steel
    Vattenfall (2021), rapport « Green bond investor report », mars 2021
    Vattenfall (2021), rapport « Green bond investor report », mars 2021
    10 Calculs fondés sur les émissions de catégorie 1 et 2 au niveau du projet. Le Protocole des gaz à effet de serre définit les émissions de scope 1 comme étant les émissions directes produites par les installations et véhicules d’une entreprise. Les émissions de scope 2 sont les émissions indirectes liées à l’achat d’électricité, de vapeur, de moyens de chauffage ou de moyens de refroidissement dans le cadre des activités de l’entreprise.
    11L’intensité carbone moyenne pondérée devrait être considérée comme une évaluation du profil carbone pour la partie du portefeuille couverte par l’analyse. Elle a été calculée en maintenant les pondérations initiales du portefeuille. La même approche a été utilisée pour l’indice de référence.
    12 Au sein de portefeuilles obligataires, l’analyse des gaz à effet de serre au niveau de l’émetteur est un exercice détaillé qui ne bénéficie pas encore de la standardisation méthodologique présente dans le secteur des actions et pour lequel les données sont moins nombreuses que dans le secteur des actions. De plus, la cartographie des titres infranationaux/supranationaux et la sélection de l’indicateur d’intensité des émissions de gaz à effet de serre le plus approprié pour les obligations souveraines font encore débat. Reconnaissant que cela pourrait engendrer une surestimation de l’intensité carbone de nos portefeuilles, nous avons adopté une approche prudente. Par exemple, en l’absence de jeux de données harmonisés sur les entités infranationales, nous avons relié les émetteurs sous-souverains à leur pays respectif. Nous avons utilisé les émissions territoriales pour définir les émissions de gaz à effet de serre des différents pays, bien que cela soit susceptible d’engendrer une double comptabilisation sur l’ensemble des classes d’actifs. Pour illustrer cette double comptabilisation potentielle, prenons l’exemple d’un portefeuille comprenant des obligations émises par une entreprise domiciliée et exerçant ses activités dans un pays dont le portefeuille détient également les emprunts d’Etat. Les émissions produites par l’entreprise émettrice sur ses sites nationaux seraient également comptabilisées dans les émissions territoriales associées aux emprunts d’Etat émis par le pays dans lequel les sites nationaux sont situés. Ces approches sont nécessaires car il n’existe aucune solution alternative avérée.

    informations importantes.

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