Construire de meilleures chaînes d’approvisionnement

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Construire de meilleures chaînes d’approvisionnement

Kristina Church - Head of CLIC™ (Sustainable) Solutions

Kristina Church

Head of CLIC™ (Sustainable) Solutions

L’année 2020 nous a montré combien il était urgent de résoudre certains défis liés à la durabilité. Comment les entreprises font-elles face à la pandémie de COVID-19 ? Quelles tendances se dessinent ?

La résilience de la chaîne d’approvisionnement s’est clairement imposée comme l’une des priorités pour de nombreuses entreprises. La pandémie de COVID-19 a mis en avant les faiblesses entraînées par des chaînes d’approvisionnement de plus en plus longues et complexes. Cette situation a été exacerbée par les tendances de gestion des approvisionnements, comme la livraison « juste à temps ». Toutefois, nous commençons à constater que les entreprises tiennent davantage compte de la résilience des chaînes d’approvisionnement et ne cherchent plus seulement la solution la moins chère.

 

Et qu’en est-il des conséquences dévastatrices des catastrophes naturelles comme l’ouragan Laura et les incendies en Californie ?

L’accent qui est mis actuellement sur la résilience n’est pas seulement dû à la pandémie mais aussi aux manifestations physiques de plus en plus nombreuses du changement climatique. Plus tôt dans l’année, juste avant le début de la pandémie, nous avons vu les images de l’Australie en feu. Pendant l’été, la détérioration du climat est revenue à l’ordre du jour avec les ouragans Laura et Sally ainsi que les incendies en Californie. Selon nous, il est donc d’autant plus important que les entreprises connaissent leur chaîne d’approvisionnement dans sa globalité, aussi bien en amont qu’en aval, afin d’avoir une vue optimale de leurs actifs physiques.

Certains espéraient que l’un des principaux impacts positifs du confinement à l’échelle mondiale serait la réduction des émissions de carbone, ce qui permettrait à l’économie de s’aligner avec l’Accord de Paris. Toutefois, un rapport des Nations Unies publié ce mois1 a révélé que ce n’était pas le cas : au contraire, les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux record cette année. Le ralentissement économique engendré par la pandémie de coronavirus n’a eu que peu d’effet à long terme sur la concentration d’émissions. Par conséquent, il est fondamental que les entreprises se préparent à une détérioration continue du climat et se concentrent sur la réduction des émissions au sein des chaînes d’approvisionnement.

Il est fondamental que les entreprises se préparent à une détérioration continue du climat et se concentrent sur la réduction des émissions au sein des chaînes d’approvisionnement.

Que peuvent faire les entreprises pour améliorer la résilience de leur chaîne d’approvisionnement ?

Étonnamment, de nombreuses entreprises reconnaissent le caractère interconnecté des défis en matière de durabilité et adoptent donc une approche plus globale, tirant profit de leur pouvoir et de leur influence pour apporter le changement dans de nombreux domaines, notamment le changement climatique et l’économie circulaire.

Par exemple, un nombre croissant de grands groupes visent un objectif zéro émission nette pour leurs chaînes d’approvisionnement, se concentrant sur les émissions du Scope 3 en amont et en aval. Les entreprises prennent conscience des relations étroites entre les secteurs et réalisent que la seule façon de passer à une économie zéro émission nette est d’aligner toutes les catégories d’émissions sur l’Accord de Paris.

 

Pouvez-vous nous donner des exemples concrets de ce que font certaines entreprises ?

Apple2 s’est engagée à rendre sa chaîne d’approvisionnement neutre en carbone d’ici 2030 ; pour ce faire, elle se concentre notamment sur le recyclage des produits, la récupération de matériaux, les matériaux intelligents (comme l’aluminium sans carbone) ainsi que l’efficacité énergétique et l’élimination du carbone. Google a également annoncé que son empreinte carbone depuis sa création était désormais neutre, bien que ce résultat dépende partiellement des compensations carbone3.

Pendant l’été, Tesla s’est également engagée à utiliser, pour ses voitures électriques, du nickel produit dans des mines responsables. Quant à l’ensemble de l’industrie automobile, elle continue à se concentrer sur le cobalt produit durablement et sur les émissions de l’ensemble du cycle de vie des véhicules, notamment la seconde vie des batteries et les matériaux recyclables. Reuters a indiqué que Tesla négocie actuellement avec l’entreprise minière canadienne Giga Metals dans le cadre d’un partenariat visant à développer une grande mine qui permettrait au fabricant de véhicules électriques d’avoir accès à du nickel à faible teneur en carbone pour ses batteries, en extrayant le minerai de manière durable et neutre en carbone grâce à l’énergie hydraulique4.

 

Comment cet intérêt pour la résilience de la chaîne d’approvisionnement crée-t-il des opportunités pour les investisseurs ?

À l’avenir, nous nous attendons à ce que la durabilité de la chaîne d’approvisionnement dans sa totalité devienne la priorité de tous les secteurs. Étant donné que de nombreuses entreprises (et pays) visent le même objectif, nous pensons que cette tendance créera des opportunités de croissance dans de nombreux secteurs et sur l’ensemble du cycle de vie de la chaîne d’approvisionnement. Les véritables bénéficiaires de ces opportunités pourraient bien être les investisseurs.

Les coûts de la technologie verte baissent dans de nombreux secteurs. Nous pouvons citer à titre d’exemple celui des batteries pour véhicules électriques et des secteurs comme celui de la construction, de l’agriculture et de l’industrie lourde.  Selon nous, les nouveaux carburants et technologies constituent de bonnes opportunités d’investissement ; bien qu’ils soient plus chers que leurs alternatives à plus forte teneur en carbone, leurs prix sont de plus en plus concurrentiels et ils représentent une possibilité de placement de plus en plus intéressante. Les économies d’échelle ainsi qu’un cadre réglementaire plus favorable pourraient permettre à de nombreuses technologies alternatives de supplanter la demande en technologies existantes. 

 

Comment Lombard Odier compte-t-elle saisir cette opportunité ?

Chez Lombard Odier, nous pensons que la transition vers une économie CLIC™, acronyme anglais des termes Circular (circulaire), Lean (efficient), Inclusive (inclusif) et Clean (propre), créera de formidables opportunités d’investissement au sein de tous les secteurs. La pandémie a forcé de nombreuses entreprises à adapter leur chaîne d’approvisionnement et les investisseurs commencent à accorder plus d’importance à la résilience et à la capacité d’adaptation des modèles d’entreprise. Nous nous concentrons sur ces changements de comportement et sur l’utilisation de la technologie en tant que catalyseur d’un retour plus écologique à une « nouvelle normalité ».

La priorité que nous accordons à la durabilité ainsi que notre préférence pour les entreprises de qualité aux indicateurs financiers de tout premier ordre nous aideront à trouver les meilleurs rendements pour nos clients, selon nous. Notre analyse se concentre principalement sur l’évaluation prospective de la résilience et de la capacité d’adaptation des modèles d’entreprise aux principaux défis en matière de durabilité, notamment le changement climatique, la circularité et les risques liés à la chaîne d’approvisionnement. Cela nous permet d’identifier les secteurs et les entreprises à même de tirer profit de ces opportunités de croissance et de surperformer.

 

sources.

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