augmentation du commerce entre les pays d’Asie. D’ici à 2030, l’Asie devrait représenter 60% du PIB mondial, contre 55% aujourd’hui. Le commerce intrarégional devrait quant à lui atteindre 65%, soit USD 400 milliards par an, d’ici à 20301. Le Partenariat économique régional global réunit quinze économies de la région Asie-Pacifique et, grâce à lui, près de 60% du commerce en Asie sont réalisés entre partenaires régionaux.
intensification des échanges avec l’hémisphère Sud. En 2024, la Chine a enregistré un excédent commercial record de USD 1’000 milliards, et ses exportations vers les États-Unis représentent moins de 15% du volume total. Contre toute attente, les politiques commerciales américaines auront pour effet de promouvoir le commerce, l’investissement et la coopération entre l’hémisphère Sud et l’Asie.
accélération de la mondialisation. L’augmentation des droits de douane incite les entreprises asiatiques à se développer plus rapidement à l’échelle mondiale. Plutôt que de dépendre uniquement des exportations, les entreprises préfèrent installer des usines et des sites de production dans le monde entier. La croissance et la mondialisation de l’industrie automobile chinoise en sont un bel exemple.
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accélération des modes de consommation intérieure. Les réserves d’épargne sont élevées en Asie, puisqu’elles représentent 27% du PIB de la région. En Chine, l’épargne liée au logement a ainsi atteint USD 20’000 milliards2. Les politiques menées en Asie misent dorénavant sur une plus grande mobilisation de la consommation intérieure, notamment grâce à la croissance des services digitaux.
réduction de la dépense aux matières premières et au dollar. L’Asie accélère sa course dans les énergies renouvelables ou auto-produites. Ce faisant, elle réduit le fardeau exercé par les importations mondiales d’énergie et les autres produits en dollar américain sur sa balance courante. L’Inde utilise elle aussi cette tactique pour attirer des niveaux records d’investissements étrangers vers son secteur des énergies vertes.